La fin programmée de la démocratie organisée par les multinationales

Le Peuple doit reprendre le Pouvoir…!

Une nouvelle démocratie (3.0), véritablement authentique, est-elle possible?

(ndlr: Poser la question c’est y répondre! Non seulement c’est possible mais le processus est déjà en cours. Quelques ingrédients lui facilitent la tâche: un zeste de spiritualité auquel on ajoute un nuage de méditation jusqu’à obtention d’une reconnexion au Soi légère et aérienne. Une bonne dose de libre-arbitre déposée sur un fond de conscience unitaire complète la recette. A servir dans une Joie et un lâcher-prise revivifiants ! )

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Après la Guerre froide, la démocratie libérale occidentale a été reconnue comme la forme suprême et la seule possible pour l’organisation sociale de l’humanité. Les États-Unis expliquent leur implication dans tous les conflits et révolutions de notre époque, de la Yougoslavie et de l’Irak jusqu’à l’Ukraine, par ce but ultime: répandre la démocratie.

Essayons de comprendre ce que l’Occident propose exactement au monde, ce qu’est la démocratie aujourd’hui et si elle a quelque chose à voir avec la démocratie historique et culturelle, si elle est réelle…

Démocratie 1.0

La démocratie est apparue en Grèce antique comme un moyen de gouvernance d’une minorité sur la majorité. C’est le signe fondamental d’une démocratie authentique.

Par le biais des procédures démocratiques « pour eux-mêmes », les citoyens de la cité avaient le pouvoir sur tous les autres, qui n’étaient pas admis dans le processus — soit une grande majorité constituée de non citoyens, d’esclaves et de femmes.

Grâce aux procédures démocratiques, le citoyen ne recevait pas quelque chose de concret, mais le pouvoir. En obtenant une participation au pouvoir, le citoyen recevait en même temps sa principale fonction — entrer dans les rangs de la phalange et mourir (si besoin) pour son État.

Le droit au pouvoir dans une démocratie authentique était payé par le sang et la vie, et non avec l’argent comme ce sera le cas plus tard.

La démocratie de la Rome antique était une forme identique de pouvoir de la minorité sur la majorité et de la même manière, le droit du citoyen de participer à ce pouvoir l’obligeait à prendre sa place dans la légion romaine et, si nécessaire, à mourir au combat. La minorité très prononcée des citoyens romains organisés en État via des procédures démocratiques et le droit romain ont régné sur d’immenses territoires et dirigeaient de grandes masses qui ne participaient aucunement à la démocratie — et donc pas au pouvoir.

La dégradation de la démocratie antique a été causée par l’expansion et la simplification de la citoyenneté: de nouveaux « citoyens » rejoignaient constamment la démocratie et le droit au pouvoir a cessé d’être accompagné de l’obligation de mourir au combat.

Un groupe réduit de dirigeants réels a été contraint d’entretenir et de financer des groupes de population de plus en plus larges, qui ont obtenu formellement des droits au pouvoir sur un pied d’égalité.

C’est ainsi qu’est né un type particulier de dépendance sociale: la clientèle et son contrôle comme moyen de réalisation du pouvoir réel de groupes réduits, derrière le voile d’une démocratie des masses.

D’une forme d’organisation de l’État et du pouvoir, la démocratie s’est ainsi transformée en forme d’organisation de la société assujettissant l’État.

Le monde romain, reposant sur l’État, a commencé à s’effondrer. La solution consistait à rétablir son pouvoir. Un puissant pouvoir impérial a ainsi été mis en place, supprimant la démocratie pour des siècles aussi bien dans la société qu’au sein de l’État. Cela a offert à Rome encore un demi-millénaire d’existence, et même un millénaire et demi si l’on compte Byzance. Voici un bref résumé de la première démocratie exemplaire (authentique) et de son sort historique.

Démocratie 2.0

Les États-Unis d’Amérique (USA) sont nés d’un projet basé sur la démocratie antique — ou, pour simplifier, selon un prototype de Rome antique.

La démocratie américaine a également été conçue comme une forme de pouvoir d’une infime minorité sur une grande majorité. Le droit de citoyenneté était censitaire. La Constitution américaine commençant par « Nous, le peuple des États-Unis » (We the People of the United States), implique une condition de fortune, une appartenance raciale, sexuelle, et une limite d’âge pour avoir des droits politiques et former un peuple dirigeant.

Ce cercle était réduit. A cette époque les Amérindiens, les esclaves, les Noirs, les femmes, les pauvres et les individus sans citoyenneté n’en faisaient pas partie.

Le droit de participer aux procédures démocratiques n’était plus payé avec la vie mais avec l’argent. Ceux qui étaient capable d’entretenir l’État recevaient le droit au pouvoir, par la démocratie pour la classe dirigeante. Tous les autres n’avaient rien à voir avec la démocratie.

La cause de la dégradation de la démocratie américaine 2.0 (très proche du modèle antique et, par conséquent, authentique également) fut l’URSS, la première à mettre en place un droit électoral équitable général (bien que formel).

Dans les années 1960, les USA ont également instauré un tel droit chez eux — ils n’avaient pas d’autre choix dans le contexte de concurrence avec l’Union soviétique. La démocratie n’est pas devenue simplement « de masse », comme autrefois à l’époque tardive de la République romaine.

Aujourd’hui, les procédures démocratiques sont accessibles à ceux qui ne paient pas de leur vie pour ce droit, mais aussi à ceux qui ne le paient pas avec de l’argent — qui ne versent pas d’impôts ou même sont à la charge de l’Etat par le biais d’allocations, de programmes sociaux et d’autres mécanismes. Et ils sont nombreux.

La vraie classe dirigeante s’est une fois de plus cachée derrière le rideau de la pseudo-démocratie, et les formes de réalisation de son pouvoir ont pris la forme d’une société de consommation planifiée et réalisée, de technologies de manipulation des campagnes électorales (ou démocratie dirigée), des programmes d’allocation et d’entretien des plus démunis. Tout cela n’est rien d’autre qu’un clientélisme moderne, par analogie exacte avec la République romaine tardive.

Elle est aujourd’hui privée de son contenu authentique de pouvoir, fonctionne chaque jour de pire en pire, ce qui devient de plus en plus flagrant. La démocratie authentique s’est éteinte une nouvelle fois au XXe siècle.

Et après?

Peut-on concevoir une nouvelle démocratie (3.0), qui serait authentique?

Les adeptes de la pensée libérale-démocrate en Russie et en Occident débattent activement d’un éventuel retour de la démocratie censitaire. Selon eux, les droits politiques doivent revenir uniquement à ceux qui en sont dignes et cette « dignité » doit être déterminée par des critères matériels et éducatifs.

L’obtention d’une aide sociale de la part de l’État doit automatiquement priver l’individu de droits politiques. Le droit de propriété, sacré pour la civilisation anglo-saxonne, doit être le principal fondement du cens.

Un autre scénario propose le contraire: il faut renoncer aux biens et à la richesse pour acquérir le droit au pouvoir. Celui qui souhaite gouverner doit renoncer à toute forme de propriété et de cumul. La classe dirigeante démocratiquement organisée doit être privée du droit à la propriété.

Quel que soit le scénario, tout le monde se rejoint sur l’essentiel: une démocratie authentique est une forme de pouvoir d’une minorité « spécialement triée ».

Elle ne fonctionne que dans un cercle restreint de la classe dirigeante et en refusant les droits politiques à ceux qui sont gouvernés par cette classe dirigeante.

La démocratie contemporaine est un problème de la civilisation européenne et non une idéologie du bonheur général, telle une religion laïque, comme cherchent à le prouver les auteurs d’une nouvelle guerre mondiale « pour la démocratie ».

https://fr.sputniknews.com

Le pouvoir a déjà changé de mains

Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations.

Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

Voici une liste des chiffres d’affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d’acquérir.

Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l’accélération des fusions entre multinationales.

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L’illusion démocratique

La démocratie a déjà cessé d’être une réalité.

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Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions.

La marge d’action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés.

Tous ces traités élaborés ces dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé « mondialisation ».

Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer une révolution. C’est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres.

Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n’ont plus de pouvoir réel.

Et c’est bien parce qu’il n’y a plus rien à décider que les programmes politiques de « droite » et de « gauche » en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux.

Pour résumer, nous n’avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s’appelle « nouvel esclavage », avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.

La disparition de l’information

Depuis le début des années 90, l’information a progressivement disparu des médias destinés au grand-public.

Comme les élections, les journaux télévisés continuent d’exister, mais ils ont été vidés de leur contenu.

Un journal télévisé contient au maximum 2 à 3 minutes d’information véritable. Le reste est constitué de sujets « magazine », de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

Les analyses par des journalistes spécialisés, ainsi que les émissions d’information ont été presque totalement éliminés.

L’information se réduit désormais à la presse écrite, lue par une minorité de personnes.

La disparition de l’information est le signe tangible que notre régime politique a déjà changé de nature.

Face au pouvoir des multinationales, l’enjeu démocratique de l’information

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par Olivier Petitjean

Il n’est pas de démocratie sans information. C’est un lieu commun que de le rappeler. Impossible d’imaginer l’émergence des régimes démocratiques modernes sans la libre circulation des idées, la liberté de la presse, la possibilité de débats ouverts et l’obligation (même partielle et imparfaite) pour les dirigeants politiques de rendre compte de leurs actions devant les citoyens.

Nous vivons dans une époque marquée par l’émergence de nouvelles formes de pouvoir, d’origine économique, qui pèsent de plus en plus lourd sur nos vies et dans nos sociétés.

La montée en puissance des multinationales en est la manifestation la plus éclatante. Leur essor est lié à divers facteurs, parmi lesquels la financiarisation et la globalisation de l’économie, les mutations technologiques, l’hégémonie de la vision du monde néolibérale, et l’affaiblissement relatif des États (ou du moins de certaines de leurs missions). En démocratie, tout pouvoir a besoin de contre-pouvoirs. Or ceux qui pourraient potentiellement contrebalancer la puissance des grandes entreprises globales – syndicats, pouvoirs publics, société civile – paraissent souvent sur la défensive.

Disposons-nous de l’information nécessaire pour faire face à ces nouveaux pouvoirs, qui touchent à tellement d’aspects de nos vies, à tant d’enjeux d’intérêt général, et qui disposent d’un tel poids et d’une telle influence que l’on ne peut plus les considérer comme seulement économiques?

À l’évidence non. Une grande partie des organes dont se sont dotées nos sociétés pour produire et diffuser l’information – à commencer par les médias – sont structurellement orientés vers le pouvoir politique et ses arènes traditionnelles (lieux de pouvoir, assemblées). Ils tendent à délaisser le pouvoir économique, qui paraît pourtant de plus en plus déterminant pour l’état et le devenir du monde. Pire encore : l’influence de ces pouvoirs économiques transforme – ou pervertit – l’exercice du pouvoir politique, en déplaçant les décisions des assemblées publiques vers les couloirs ou les cabinets où s’exerce le lobbying, en grignotant sur les libertés civiles et le droit à l’information, voire dans certains pays en poussant les pouvoirs publics à réprimer ceux qui s’opposent aux projets des multinationales.

En un sens, le pouvoir actuel des multinationales se nourrit, précisément, du manque d’information.

C’est d’ailleurs pourquoi, en retour, ces multinationales font l’objet de beaucoup de craintes parfois irrationnelles et de visions fantasmatiques sur leur pouvoir occulte, qui versent parfois dans le « complotisme ». Dans ce contexte, les efforts d’information indépendante sur les multinationales sont aussi une manière de réintroduire un peu de rationalité et de « politique » dans les débats, faute de quoi ils ne pourront profiter qu’à des forces anti-démocratiques.

L’information sur les multinationales, aussi indispensable que rare

Pourquoi l’information pertinente et d’utilité démocratique sur les multinationales est-elle si rare, malgré la réalité de leur pouvoir, et l’importance vitale des sujets concernés ? Les difficultés sont multiples dans ce domaine :

Tout d’abord, le pouvoir des grandes entreprises, bien que très réel, n’est pas toujours perçu comme tel ou demeure en partie « insaisissable », parce qu’il ne correspond pas aux distinctions traditionnelles entre politique et économie, public et privé.

Ce pouvoir s’exerce par-delà les frontières géographiques et administratives, dans les interstices du droit et des institutions, en dehors des lieux traditionnels du pouvoir politique, et souvent hors de portée des citoyens ou des autres contre-pouvoirs. Il est d’autant plus difficile à appréhender.

Ensuite, les multinationales sont par définition présentes dans de nombreux pays, sur des sites très éloignés les un des autres. Très concrètement, la barrière linguistique et la distance géographique font qu’il reste parfois très difficile de savoir ce qui se passe sur le terrain à l’autre bout du monde.

Les syndicats d’une même entreprise dans différents pays peinent souvent, faute de temps et de moyens, à communiquer et partager l’information entre eux. Cela vaut aussi pour les collectivités territoriales qui accueillent leurs implantations, et évidemment pour les riverains de leurs sites industriels. On est très loin de connaître, en France, la réalité des opérations de nos entreprises ailleurs dans le monde. Les multinationales savent en jouer.

Un autre problème est que les informations relatives aux multinationales sont souvent livrées au public à travers le prisme de jargons très techniques, inaccessibles au plus grand nombre, à commencer par le jargon boursier et financier.

Ces prismes ne donnent qu’une vision très partielle – et partiale – de la réalité des entreprises. Malheureusement, on peut dire que la « responsabilité sociétale des entreprises » (RSE) est aujourd’hui devenue, avec sa bureaucratisation au sein des firmes, une autre forme de jargon technique, qui cache autant la réalité qu’il ne la dévoile.

Par ailleurs, les entreprises ont toujours un intérêt économique potentiel dans les informations relatives à leurs activités. Il faut en permanence arbitrer entre le souci de la transparence, l’intérêt général, et le caractère commercialement sensible d’une information. C’est pourquoi les entreprises imposent des contraintes de confidentialité ou de réserve à leurs salariés. Comme elles restent largement maîtresses des informations qui sont rendues publiques sur leurs activités, elles ont souvent tendance à en dire le moins possible, pour éviter les problèmes – particulièrement lorsqu’il s’agit de sujets qui fâchent – et de subordonner la seule information qu’elles livrent à leur stratégie de communication et de relations publiques.

Ce réflexe d’opacité risque d’être considérablement renforcé par la directive européenne sur le secret des affaires récemment adoptée.

Tous ces problèmes expliquent qu’il soit souvent difficile, pour les journalistes, de scruter les activités des entreprises et leurs impacts, d’autant plus qu’il s’agit de sujets et complexes et parfois rébarbatifs. Les grands scandales qui font la une de la presse internationale, comme le Rana Plaza, ne constituent en un sens que la partie émergée de l’iceberg.

Mais la faiblesse relative du travail journalistique sur les entreprises (par comparaison avec la manière dont ils traquent les dirigeants politiques) s’explique aussi (et peut-être surtout) par le fait que leurs titres de presse sont souvent la propriété de ces mêmes entreprises !

La situation est particulièrement caricaturale en France, mais on la retrouve dans de nombreux autres pays. Si l’on y ajoute la dépendance de nombreux médias envers les revenus de la publicité – eux aussi apportés en grande partie par ces mêmes groupes -, on comprend que le travail d’enquête sur les multinationales reste aussi modeste en comparaison de leur influence.

Il y a aussi, heureusement, des dynamiques positives, avec la réaffirmation actuelle de l’importance du journalisme d’investigation et l’émergence de nouveaux types de médias, basés sur un modèle non commercial et à but non lucratif.

L’enjeu de l’information paraît l’un des nœuds les plus importants – avec la question de la responsabilité juridique et des normes contraignantes applicables aux multinationales – du combat pour la démocratie en matière économique, qui est le combat pour la démocratie tout court. Bien que l’information reste par définition « immatérielle », par opposition à la sanction bien réelle que pourrait prononcer un juge, il ne faut pas pourtant sous-estimer son importance effective.

Au final, peut-être, l’information la plus utile que l’on puisse produire sur les multinationales est l’information sur les alternatives aux multinationales : celle qui montre qu’il est possible de faire autrement, et sans elles.

Extrait de : http://multinationales.org/Face-au-pouvoir-des-multinationales-l-enjeu-democratique-de-l-information

Stratégies et objectifs pour le contrôle du monde

Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Il se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts.

Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur.

Il est dès lors naturel qu’ils s’accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir:

Affaiblissement des états et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics.

Désengagement total des états de l’économie, y compris des secteurs de l’éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l’armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées.

Endettement des états au moyen de la corruption, des travaux publics inutiles, des subventions données aux entreprises sans contrepartie, ou des dépenses militaires. Lorsqu’une montagne de dettes a été accumulée, les gouvernements sont contraints aux privatisations et au démantèlement des services publics. Plus un gouvernement est sous le contrôle des « Maîtres du Monde », et plus il fait augmenter la dette de son pays.

Précarisation des emplois et maintien d’un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n’importe quel salaire ou conditions de travail.

Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail.

Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu’elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La « crise asiatique » de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou.

10 FAITS QUI MONTRENT COMMENT LES MULTINATIONALES ACHÈTENT LA POLITIQUE EUROPÉENNE

Les attributs du pouvoir

Les organisations multinationales privées se dotent progressivement de tous les attributs de la puissance des états: réseaux de communication, satellites, services de renseignements, fichiers sur les individus, institutions judiciaires (établies par l’OMC et l’AMI, accord grâce auquel une multinationale pourra traîner un état devant une cours de justice internationale privée).

L’étape suivante -et ultime- pour ces organisations sera d’obtenir la part de pouvoir militaire et policier qui correspond à leur nouvelle puissance, en créant leurs propres forces armées, car les armées et polices nationales ne sont pas adaptées à la défense de leurs intérêts dans le monde.

A terme, les armées sont appelées à devenir des entreprises privées, des prestataires de services travaillant sous contrat avec les états, aussi bien qu’avec n’importe quel client privé capable de payer leurs services. Mais à l’étape ultime du plan, ces armées privées serviront les intérêts des grandes multinationales, et attaqueront les états qui ne se plieront pas aux règles du nouvel ordre économique.

En attendant, ce rôle est assumé par l’armée des Etats-Unis, le pays le mieux contrôlé par les multinationales.

1 – Armées privées
Les armées privées existent déjà au Etats-Unis. Il s’agit des sociétés DynCorp, CACI, et MPRI, prototypes des futures armées privées. Dyncorp est intervenu dans de nombreuses régions où les États-Unis souhaitaient intervenir militairement sans en porter la responsabilité directe (en Amérique du Sud, au Soudan, au Koweït, en Indonésie, au Kosovo, en Irak…). Fin 2002, Dyncorp a été rachetée par Computer Sciences Corporation, l’une des plus importantes sociétés américaines de services informatiques. En Mai 2004, Dyncorp et MPRI ont été impliquées dans les tortures sur les prisonniers irakiens. Les armées privées (appelées « sous-traitants » par le Pentagone) représentent 10% des effectifs américains envoyés en Irak.

2 – Satellites
Microsoft a finalement renoncé à son projet Teledesic, un réseau de 288 satellites de communication qui devaient constituer un maillage tout autour de la planète. Mais d’autres compagnies multinationales s’apprêtent à créer des réseaux de satellites de communication similaires. Des satellites d’observation privés sont également déjà en place. Deux sociétés commercialisent des images à haute résolution de tout lieu de la planète susceptible d’intéresser les acheteurs.

3 – Fichiers privés
De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux Etats-Unis) sont spécialisées dans la collecte d’informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l’ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.

Société militaire privée : le business de la guerre

Que sont les sociétés militaires privées, ces fameux contractors très présents sur les champs de bataille du monde entier?

Si le métier de mercenaire est aussi vieux que le monde, ce qui intéresse, c’est sa résurgence. On estime ainsi qu’en Afghanistan en 2011, il y avait plus de « contractors » que de militaires américains. Ali Laïdi est allé enquêter sur ces entreprises au business très particulier, et nous raconte les dessous de son reportage.

La vraie réalité de l’argent

L’argent est aujourd’hui essentiellement virtuel.

Il a pour réalité une suite de 0 et de 1 dans les ordinateurs des banques. La majeure partie du commerce mondial a lieu sans monnaie-papier, et seulement 10% des transactions financières quotidiennes correspondent à des échanges économiques dans le « monde réel ».

Les marchés financiers eux-mêmes constituent un système de création d’argent virtuel, de profit non-basé sur une création de richesses réelles.

Grâce au jeu des marchés financiers (qui permet de transformer en bénéfices les oscillations des cours), les investisseurs avisés peuvent être déclarés plus riches, par une simple circulation d’électrons dans des ordinateurs. Cette création d’argent sans création de richesses économiques correspondantes est la définition même de la création artificielle de monnaie. Ce que la loi interdit aux faux-monnayeurs, et ce que l’orthodoxie économique libérale interdit aux états, est donc possible et légal pour un nombre restreint de bénéficiaires.

Si l’on veut comprendre ce qu’est réellement l’argent et ce à quoi il sert, il suffit d’inverser le vieil adage « le temps c’est de l’argent ».

L’argent, c’est du temps. L’argent est ce qui permet d’acheter le temps des autres, le temps qui a été nécéssaire à produire les produits ou les services que l’on consomme.

L’argent, le temps, et les esclaves

Techniquement, l’argent est une unité de calcul intermédiaire pour échanger du temps contre du temps, sans que le temps des uns et des autres puisse être comparé directement. Car chaque conversion entre l’argent et le temps se fait sur la base d’une estimation subjective, qui varie selon le rapport de force économique et informationnel entre l’acheteur et le vendeur.

Dans la pratique, ce rapport de force est toujours défavorable au consommateur-salarié.

Lorsqu’un individu moyen achète un produit, il paye le temps qui a été nécéssaire pour fabriquer ce produit à un prix bien plus élevé que le salaire qui lui est payé pour une fraction équivalente de son propre temps.

Par exemple, chez les grands constructeurs automobiles, une voiture est produite en une journée de travail (soit en 8 heures) par 20 salariés (y compris le travail des commerciaux et le travail inclus dans les fournitures et les équipements de production utilisés). Le salaire journalier de chaque salarié devrait donc être égal à 1/20è du prix de la voiture, soit 1000 euros si la voiture vaut 20.000 euros. Ce qui fait un salaire mensuel théorique de 22.000 euros (sur la base de 22 jours travaillés par mois). Pour la plupart des salariés, on est très loin du compte.

Lorsqu’un salarié occidental donne 10 heures de son temps, il reçoit seulement l’équivalent d’une heure. Pour un salarié du Tiers Monde, le rapport tombe à 1000 heures contre une.

Ce système est la version moderne de l’esclavage.

Les bénéficiaires du temps volé aux salariés sont les entreprises et leurs dirigeants (dont le salaire est plus de 100 fois celui d’un employé ordinaire), mais aussi les états dès lors que l’argent prélevé par les impots et les taxes n’est pas utilisé dans le sens de l’intérêt général.

Le système Bancaire de A à Z

Le point de non-retour écologique va être franchi

Pollution

Il est évident que nous commençons à nous heurter aux limites écologiques de l’activité économique.

Un système économique libéral, dont le but est la recherche du profit à court-terme pour des intérêts particuliers, ne peut prendre en compte les coûts à long-terme tels que la dégradation de l’environnement.

Les modèles économiques actuels sont également inaptes à estimer à sa juste valeur la « production » de la nature, indispensable à notre survie: production d’oxygène, fixation du gaz carbonique par les forêts et les océans, régulation de la température, protection contre les rayonnements solaires, recyclage chimique, répartition des pluies, production d’eau potable, production d’aliments, etc.

Si nos modèles économiques intégraient le coût réel de la destruction de la nature, de la pollution, des modifications climatiques, cela changerait radicalement notre estimation de ce qui est « rentable » et de ce qui ne l’est pas.

La production de la nature a été évaluée à 55.000 milliards de dollars par an par un groupe de scientifiques de l’Institute for Ecological Economics de l’Université du Maryland en 1997.

La destruction de la nature est voulue

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La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouveau pouvoir économique. Pourquoi?

Pour 3 raisons:

1- La disparition de la nature et l’augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie, et vont permettre de générer de nouveaux profits (avec notamment une consommation accrue de médicaments et de prestations médicales…).

2- Par ailleurs, la nature constitue une référence d’un autre ordre, celui de l’univers. La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive: elle amène l’individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés, et à douter de l’ordre social qui doit demeurer la seule référence.

L’urbanisation de l’environnement permet de placer les populations dans un espace totalement controlé, surveillé, et où l’individu est totalement immergé dans une projection de l’ordre social.

3 – Enfin, la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre, et donc leur libre-arbitre.

Ils cessent dès lors d’être fascinés par les marchandises, ils se détournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et à contrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaînes, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondée sur d’autres valeurs que le profit et l’argent.

Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l’ordre social est la spiritualité car elle amène l’individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social.

Pour la stabilité du « nouvel ordre social », tout ce qui peut stimuler l’éveil spirituel doit être éliminé.

Comment les produits BIO sont tombés aux mains des multinationales

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« En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d’aliments “biologiques” ont été rachetés par les grands cartels de l’agro-alimentaire: Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc.

En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, aux USA, derrière lequel se cache l’argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d’Evernat, d’Allos, de Tartex, d’Alter Eco… c’est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l’un des grands groupes Européens de l’agro-alimentaire.

En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une “chance” sur deux d’acheter un melon bio “Monsanto/Bayer/Syngenta” puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire.

En France encore, l’association Kokopelli est “certifiée” bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Véritas, l’un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Dans le Tiers-Monde, l’IFOAM (la fédération internationale de l’agriculture biologique) rabat du petit paysan pauvre pour produire du bio, et encore plus de bio, au service de l’export vers les pays riches, au service de l’industrie bio, et donc au service de l’industrie tout court. Ad nauseam. »

Lire l’article en entier sur notre-planete.info, https://www.notre-planete.info/actualites/4280-BIO-multinationales

Les alternatives de la dernière chance

Pour ne pas être définitivement exclus du jeu, les contre-pouvoirs au pouvoir économique (syndicats, associations de consommateurs, mouvements écologistes) doivent répondre en se plaçant sur le même niveau d’organisation, au niveau mondial et non plus national, en unifiant et en synchronisant leurs actions, à l’échelle de groupes d’états pesant un poids suffisant dans les flux économiques mondiaux.

Il leur reste peu de temps pour réagir, car tous les moyens de contrôle nécessaires à une future dictature mondiale sont désormais en place.

2000 ans d’histoire

Durant ces deux derniers millénaires, la civilisation sera passée par quatre ères successives marquant quatre formes de pouvoir politique:

1 – L’ère des tribus

Pouvoir exercé selon la force (et plus rarement selon la sagesse ou la connaissance).
Comme chez les groupes d’animaux, le pouvoir revient au « mâle dominant ».

2 – L’ère des empires et des royaumes

Pouvoir héréditaire. Naissance de la notion d’état.

3 – L’ère des états-nations

Ere ouverte par la monarchie parlementaire en Grande-Bretagne en 1689, par la révolution française en 1789, et par la fondation des Etats-Unis.

Dans un état-nation, le pouvoir n’est plus héréditaire mais exercé par des dirigeants censés représenter le peuple, et désignés par des élections (état-nation démocratique), ou par un système de cooptation au sein d’un parti unique (état-nation totalitaire).

4 – L’ère des conglomérats économiques

Ere initiée à partir de 1954, mise en place au cours des années 70 et 80, et pleinement opérationnelle à partir des années 90.

Le pouvoir n’y est plus de type représentatif ou électif, et il n’est plus localisé géographiquement (contrairement aux tribus, aux royaumes, et aux états-nations).

Il est exercé directement par ceux qui contrôlent le système financier et la production des marchandises. Les instruments de ce pouvoir sont le contrôle de la technologie, de l’énergie, de la monnaie, et de l’information.

Comme tout nouveau pouvoir, il s’érige en remplacement du pouvoir précédent, voué à disparaître.

Enfin, ce nouveau pouvoir est global, planétaire. Il n’a donc ni alternative, ni échappatoire. Il constitue un nouveau niveau d’organisation de la civilisation, une sorte de super-organisme.

La résolution des grands problèmes écologiques économiques et sociaux nécessite effectivement l’avènement d’une forme de pouvoir global. De même, l’unification du monde par l’économie et le déclin des états-nations ont été décidés en partie pour une noble cause: rendre impossible une nouvelle guerre mondiale qui, à l’ère atomique, signifierait la fin de la civilisation.

Mais la question est de savoir au service de quels objectifs et de quels intérêts ce pouvoir global doit-il être, par qui doit-il être exercé, et par quels contre-pouvoirs doit-il être contrôlé et équilibré.

La mondialisation (ou « globalisation ») n’est pas négative en elle-même. Potentiellement, elle peut permettre l’établissement d’une paix mondiale durable et une meilleure gestion des ressources.

Mais si elle continue d’être organisée au bénéfice d’une élite et si elle conserve son orientation néo-libérale actuelle, elle ne tardera pas à engendrer un nouveau type de totalitarisme, la marchandisation intégrale des êtres vivants, la destruction totale de la nature, et des formes inédites d’esclavage.


Trame du texte : Sylvain Timsit   /  http://www.syti.net

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources


Trouvé sur: elishean

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