Un éveil rock n’ roll

PREAMBULE

JE SOUHAITE VOUS RACONTER L’HISTOIRE DE MON EVEIL POUR PLUSIEURS RAISONS:

  1. POUR me libérer d’un poids qui n’est pas le mien.
  2. POUR incarner exactement ce que je suis: un humain strictement égal aux autres.
  3. POUR témoigner grâce à mon humble expérience du fonctionnement véritable de notre société.
  4. POUR nommer ceux qui, à leur petite échelle, alimentent et perpétuent le dysfonctionnement social.
  5. POUR que la Lumière brille sur l’ombre.
  6. POUR que je puisse me sentir enfin libre donc en harmonie avec mes semblables libres également.
  7. POUR affirmer l’Amour inconditionnel que j’éprouve pour tout le vivant.
  8. POUR exprimer ma profonde et sincère gratitude à mes deux meilleurs amis francs-maçons qui par leurs actes ont permis d’accélérer mon éveil.
  9. POUR partager le fait que l’éveil est préalablement conditionné par un état de santé endocrinien permettant la succession de (très) nombreuses prises de conscience qui le compose.

ET SURTOUT MALGRE PLUSIEURS RAISONS QUI POURRAIENT EVENTUELLEMENT ETRE JUGEES PERTINENTES PAR CERTAINES LECTRICES OU LECTEURS ALORS QU’IL NE S’AGIT AUCUNEMENT:

  1. D’une vengeance personnelle (le but est d’informer les lecteurs et de leur faire prendre conscience de vérités conformes à la réalité, éventuellement de guider quelques parcours de vie noyés dans l’errance d’egos manipulés afin qu’ils se reconnectent à la sagesse du Soi.) Cet article est donc un acte d’Amour inconditionnel.
  2. D’un combat. Il s’agit d’une volonté déterminée de sauvetage.
  3. D’une tentative de destruction du système actuel. Mais bel et bien de sa nécessaire et subtile déconstruction afin d’en construire un nouveau sur un sol pur, fondé sur l’Amour, la Vérité, la Transparence, l’Harmonie, l’Abondance, la Connaissance et la Découverte.
  4. De tout sentiment de haine, de peur, de jugement, de jalousie ou encore d’orgueil puisque l’Humanité est soumise exhaustivement aux mêmes lois universelles (rien à voir avec celles des hommes) et qu’il convient à chaque Un de les respecter.
  5. D’un sentiment de mission quelconque. J’écris cet article pour être en accord avec moi-même en souhaitant par ailleurs qu’il pourra être utile à un maximum de gens.
  6. D’une recherche de « gloire » provenant d’un orgueil indélicat ou d’un ego disproportionné donc malade. Je le répète la démarche est avant tout thérapeutique, empathique, altruiste et informative. Elle permettra également à aligner mon ego sur mon inconscient telle une thérapie d’auto-hypnose afin de rééquilibrer un Soi bousculé par l’histoire que je m’apprête à vous raconter.

L’histoire

A la mi-juillet 2015, je commence à m’intéresser grâce aux conférences de François Asselineau (président parti politique français Union populaire républicaine – UPR) à l’envers du décor de notre société. Notamment à quel degré l’Union européenne retire sa souveraineté aux Nations et à quel point le mot « démocratie », le pouvoir du peuple, n’est plus qu’un mot galvaudé vidé de tout son sens…

Là s’insinua initialement le doute…Là pris naissance la confirmation de soupçons enfouis.

Je bois du petit lait car comme le dit ma maman, j’ai toujours été depuis l’enfance un « écorché vif » du système doublé d’un révolté perpétuel à l’encontre des inégalités/atrocités de celui-là.

Sempiternellement à râler en rond dans mon bocal sans rien comprendre des élémentaires vérités de la vie et très loin de re-connaître les changements nécessaires à la considérable amélioration de celle-là.

forgez-votre-opinionUn mouton suspicieux qui n’a jamais aimé vivre en troupeau est une bonne image de qui j’étais avant mon éveil. Mais un mouton quand même…

Or voilà une personnalité politique qui semble dire la vérité. S’ensuit pendant 3 ou 4 mois une boulimie de lectures et de visionnages de vidéos. Tous les thèmes sont étudiés en tentant avec beaucoup de difficulté de reconstruire le puzzle de Notre réalité.

Passent et repassent démocratie illusoire et totalement biaisée, Nouvel ordre mondial, Union européenne totalitaire soumise à l’oligarchie, techniques de manipulation de masse, anciennes civilisations, création monétaire à partir de rien, programmes spatiaux secrets, sectes sataniques, ovnis et extra-terrestres,…. bref un tutti frutti indigeste et abscons qui a toutefois le mérite de faire naître la conviction d’une autre réalité possible.

Un énorme doute quant à ce que je croyais « réel » commençait à prendre la forme d’une confirmation enfouie au plus profond de moi-même depuis toujours: rien ne colle dans cette société, c’est désormais une certitude inébranlable: « on » nous prend pour des cons.

Le mensonge est aussi gigantesque qu’évident.

Néanmoins la question reste entière: quel est alors le fonctionnement conforme à la réalité ? Sur quelle pierre puis-je bâtir mon église? Les réponses restent inaudibles…

Je décide d’agir….J’adhère pour la première fois de ma vie à un parti politique, l’UPR. Participation à quelques réunions et collage d’affiches. Mais quelque chose manque, il ne peut en être ainsi car à ce rythme jamais la société ne changera.

Que faire alors pour être utile ? Ecrire des articles et interviewer des politiciens afin de me faire une meilleure idée de ce monde que je découvre après 40 années d’insouciance coupable.

Cette idée allait donner un sérieux coup de boost à ma vie…

Elle prend la forme de la rédaction d’un article au sujet d’un fait que j’estimais lumineux d’esprit démocratique, mais pas de la part de n’importe qui. A un ami depuis plus de vingt ans.

Je l’ai connu au collège quand nous étions adolescents. Soirées entre copains, tennis, discussions sans fin, bouffes, etc… Je lui ai présenté son épouse qui est devenue par la suite la marraine d’un de mes enfants, j’ai assisté à son mariage, enseigné le sport à ses enfants, j’étais présent à la cérémonie au décès de sa maman….bref un vrai ami qui m’a rendu bien des services, quelque soit l’heure nocturne, lorsque j’étais en panne sur l’autoroute.

Un vrai ami sur lequel je sais pouvoir compter, quelqu’un de bien. Une « grande gueule » toujours ouverte à l’ego démesuré mais quelqu’un de bien…

Quand le souhait d’écrire cet article sur la démocratie s’est manifesté,  cela faisait environ 4 ans que cet ami était maire d’une commune de plus de 13’000 habitants dans le canton de Genève, en Suisse. L’aubaine absolue, un ami maire d’une commune appartenant au pays envié par la planète entière pour sa démocratie modèle (nommée « directe » bien que représentative…) !

Le pays nommé par le propagandiste François Garçon « le plus heureux du monde ». (Difficile de faire avaler que les basses vibrations mènent au bonheur….bref passons.)

J’écris donc l’article dans le but de le publier sur le site de l’UPR, montrant ainsi à quel point il est possible de vivre démocratiquement dans le confetti géographique au drapeau carré (singularité planétaire avec le Vatican…). Mais avant, par loyauté et soucis de préserver une amitié de longue date, je fais lire l’article à mon ami maire. Un article qui l’encensait…

Sa réaction fut inversement proportionnelle à mes attentes…

D’abord il m’a expliqué qu’il ne souhaitait pas être mis en avant dans un article ayant trait à la politique française (ce qui peut se comprendre, néanmoins décliner d’être cité en exemple faisait preuve d’une modestie que je ne lui connaissais pas…) puis ensuite, selon ses propres termes, « je ne pense pas être le mieux placé pour parler de démocratie ».

Ah bon ?!?

Dont acte. Je ne publie pas l’article. Bien que cette réponse eut le don de profondément attiser ma curiosité, l’affaire en resta là. Pour l’heure…

Poursuite de la boulimie de lectures et visionnages aux sujets tous azimuts.

Je fais alors la connaissance d’un voisin ayant depuis longtemps percé les voiles du mensonge qui nous illusionne. Il me raconte des histoires déroutantes me troublant profondément. En effet cette personne a une vie « normale », un job « normal », père de famille et mari attentif bref, l’opposé du type qui déblatère des âneries pour se faire mousser. D’autant que son charisme ainsi que les innombrables détails qu’il précise donnent à penser qu’il maîtrise son sujet.

Je fais également la connaissance d’un chercheur de vérité maintenant célèbre, Laurent Freeman (2 millions d’internautes mensuels sur le site Stopmensonges).

Au cours d’une discussion avec lui, constatant que je nageais en parfaite incompréhension tout en ayant la farouche volonté de comprendre le monde, il me conseille la lecture d’un article sur la glande pinéale  en m’indiquant qu’il serait intéressant pour moi d’investir un domaine alors totalement étranger à mes préoccupations, la spiritualité.

horus-pineale

C’est à partir de ce moment-là que tout a commencé à s’enchaîner très vite !!!

A la lecture de cet article, dans ma cabane au fond du jardin me servant de bureau (qu’est-ce que je m’y sens bien…!), j’ai vécu ce que certain appellent l’illumination ou montée du Feu de la Kundalini. J’ai réalisé que bien que notre corps soit mortel, notre esprit lui ne l’est pas. Prise de conscience du cycle des réincarnations, du lien entre tous les humains, de l’unicité énergétique,….bref mon monde intérieur bascule sans retour possible.

L’Energie de la Kundalini, également connue sous le nom de « Feu de la Kundalini », est l’énergie universelle qui remplie notre Être. Cette énergie, monte dans le canal du Sushumna (Canal de Lumière) du Chakra racine situé à la base de l’épine dorsale, au Chakra de la Couronne, situé au dessus de la tête.ida-sushuma-kundalini

A la naissance, ce canal est ouvert ainsi vous avez accès à cette source puissante d’énergie. La vie, et ses expériences font que ce canal d’énergie se resserre, emprisonnant la lumière ,bloquant les chakras… pour conséquences des problèmes digestifs, allergies , baisse importante de l’énergie sexuelle, ou douleurs du dos. Mais pas seulement, des problèmes émotionnels, peuvent aussi apparaître amenant l’anxiété, les colères difficilement vécues, jusqu’à la dépression pouvant amener dans les cas graves, un désir de non vie… (source: reiki epsylon )

Avec Foi et Gratitude intimes et profondes pour cette nouvelle connaissance qui m’était offerte. Que de larmes de Pur Bonheur s’ensuivirent seul et pourtant si bien entouré…

Sauf que je ne réalisais absolument pas ce qui était en train de m’arriver!

Mon parcours éducatif et scolaire n’a jamais mentionné ni encore moins expliqué qu’il existe un monde parfait non soumis à la gangrène égotico-capitaliste…Le fonctionnement de l’être humain a toujours été réduit à sa mécanique strictement corporelle. Pourrait-il en être autrement après avoir vécu plus de 40 années sans le moindre doute quant à ses convictions profondes?

J’ai alors tenté vainement d’expliquer ce qui m’arrivait avec le peu de connaissance que j’avais sur la religion. Sans bagage cela s’avéra impossible.

Je venais simplement de bénéficier sans le savoir de la décalcification de ma glande pinéale et moi, avec mon bagage cognitif d’alors, je me suis pris pour Jésus!

Avec le petit lot de paroles sur mon lieu de travail que peu de personnes ont dû comprendre. Mon ami maire présent lors de ce « show » paraissait néanmoins moins surpris que les autres….

A la maison eurent lieu quelques excentricités verbales pas piquées des vers que mon épouse eut le courage surnaturel de supporter.

Cet éveil a été si rapide !! « Fulgurant » selon les termes utilisés par mon voisin…. Si le choix m’avait été donné j’aurais préféré un rythme plus cool de manière à pouvoir digérer plus longuement cette connaissance (encore eût-il fallu être moins curieux et surtout moins boulimique d’info…).

images3Car c’est bien de « co-naissance » dont il s’agit. L’éveil est véritablement une nouvelle naissance: on accouche de soi-même, on se révèle tel qu’on est vraiment, sans fard ni mensonge. Les croyances de toute une vie sont balayées et des information pures et conformes à la réalité remplissent petit à petit un nouveau paradigme: la fameuse co-naissance !

Ce qui fait n’est plus à faire…Ainsi soit-il.

Imaginez quelqu’un ayant le bagage spirituel d’une bouteille en plastique accéder à l’illumination, c’est-à-dire pour faire court à la capacité de voir les choses telles qu’elles sont vraiment sans le voile de tous les mensonges assénés depuis toujours par nos chères « élites ».

A ce propos, suite à une négligence d’un bistrotier – établi dans la commune de mon ami maire – clamant à qui veut l’entendre sa fierté d’appartenir à une loge franc-maçonnique j’ai pu faire quelques recoupements et déductions logiques sur le fonctionnement de cette commune ainsi que sur les personnes qui sont en charge de son administration.

Les connaissances que j’ai acquises par mes nombreuses lectures sur le sujet ont notamment mis en évidence le symbole maçonnique de la pomme de pin représentant la glande pinéale et ses capacités autant inouïes que méconnues (car tout simplement mises sous le boisseau).

Deux conclusions révoltantes se sont alors imposées:

  1. il existe un savoir caché (mais désormais disponible sur internet) au public mais connu d’un petit nombre de personnes dites « initiées » appartenant à une certaine « élite » de la société et regroupées au sein de sociétés ou clubs discrets, fermés voire carrément occultes ( = cachés).
  2. je comprends pourquoi mon ami maire « n’est pas le mieux placé pour parler de démocratie ».

Je dois en avoir le coeur net alors je me rends sur son lieu de travail à l’improviste (oui la fonction milicienne mais rémunérée de maire d’une commune de plus de 13’000 habitants permet de cumuler un emploi à côté ainsi bien sûr que ses revenus…) et le somme de répondre à mes questions.

levee-du-voilePris au dépourvu, il s’exécute à l’image d’un enfant pris la main dans le sac après une bêtise:

« Je ne pense pas que ton implication dans une loge maçonnique soit la meilleure idée de ta vie » lui dis-je en substance.

« Je fais ce que je veux et cela ne m’a pas trop mal réussi jusqu’ici » me répond-il. Avant de me dire de quitter les lieux sinon il appelle la police…

« Pour quel motif l’appellerais-tu? Parce-que je dis la vérité? » lui demandai-je. Pas de réponse.

Je m’en vais en le saluant ainsi que la réceptionniste. J’avais ma confirmation…

J’en rigole de bon coeur maintenant mais pris alors dans cet incommensurable maelström,  mon ego étant persuadé d’être dans une guerre entre le « Bien » et le « Mal »dont j’ai par la suite compris le caractère illusoire, forcément que cette aventure devait déboucher tôt ou tard sur quelque changement radical dans la vie quotidienne….

Ce bouleversement arriva du reste plus tôt que tard. J’aime avoir des réponses à mes questions.

Vu que celles-ci se tournaient désormais vers le fonctionnement du cerveau, et cette fameuse glande pinéale, le plus logique était encore de demander conseil à un psychiatre….

Vous n’allez pas me croire, mais un ami de longue date, rencontré dans l’adolescence dans le même collège que mon précédent ami maire – nous étions du reste tous les trois dans le même cercle d’amis- exerce justement cette activité!

Quelle aubaine à nouveau!

Décidément je suis verni au point de me tapoter le popotin des dix doigts en chantant « Au clair de la lune »…

Nous avons partagé de nombreux très bons moments avec et ami de vingt ans: voyage d’étude, bouffes et sorties en tous genre, fous rires en pagaille, son mariage, la naissance de ses enfants dont l’aîné a été un de mes élève,… Je connais bien ses parents, sa soeur….

Bref un vrai bon pote de confiance qui à la fin de ses études de médecine m’avait à l’époque conseillé d’aller voir un psy car, il y a vingt cinq ans, je ressentais une déprime face au monde et voulais (déjà…) faire quelque chose pour tenter d’y mettre ma goutte d’eau bienveillante.

L’idée d’irriguer l’Afrique en creusant un canal d’est en ouest et du nord au sud en y ajoutant quelques centrales de désalinisation était tenace…Ca s’est pas fait. Pas encore.

J’étais alors allé voir ce psy et ça m’avait fait du bien de parler 30 minutes avec quelqu’un qui ne me jugeait pas. Enfin presque, il m’avait quand même diagnostiqué « bipolaire »…et m’avait prescrit un médicament imprononçable que je n’ai jamais avalé. Fin de l’épisode qui dura en tout environ un mois puis tout rentra dans l’ordre…ce moment de lucidité irrépressible était terminé, repris par les vicissitudes tentaculaires de la pieuvre sociétale. Bien besoin de s’occuper des besognes du quotidien…

Je l’ai compris bien après: mon « Soi » avait bien failli s’éveiller avant l’heure…mais internet était balbutiant et mon entourage n’y était pas propice. L’expérience de la vie avait semble-t-il besoin d’être poursuivie….

Retour à cette fameuse « aubaine »: je téléphone alors à mon ami psy – qui depuis cet épisode a terminé depuis longtemps sa spécialisation en psychiatrie et s’est installé en cabinet privé- pour lui demander son avis sur l’article que je viens de lire sur la glande pinéale.

Etonamment il répond comme s’il s’agissait d’une urgence et pose en 30 secondes son diagnostic: crise maniaque de type bipolaire, ou un truc du genre…. Il insiste pour venir immédiatement chez moi, un samedi, alors que je lui dis de profiter de sa famille au lieu de venir discuter d’un article qui certes me titille intimement, mais qui pourrait bien attendre quelques jours.

Bref il se pointe mais ne souhaite même pas lire l’article sur la glande pinéale. Comme s’il connaissait déjà son contenu mais sans vouloir m’en parler. Bizarre…

Par contre il m’impose de pouvoir parler avec ma femme hors ma présence, ce à quoi je l’autorise pendant une bonne vingtaine de minutes.

Lorsque je peux enfin rentrer dans la maison, je découvre mon épouse en pleurs me regardant comme si j’étais une bête de foire… Je me tourne alors vers mon ami pour lui demander la raison de cette situation.

doigts-croisesJe n’en crois alors pas mes oreilles: « J’ai expliqué à ta femme que tu es en train de faire une crise bipolaire maniaque aigüe et qu’il serait sage de t’hospitaliser ! »   Voyant mon épouse opinant du chef comme si ce qu’avait dit le docteur était parole d’évangile, je commence à comprendre qu’il ne s’agit pas d’une mauvaise blague.

Passons sur les palabres et manipulations diverses qui s’ensuivent, je finis par accepter de suivre mon ami aux urgences psychiatriques de l’hôpital universitaire de Genève (HUG) afin d’y subir une consultation avec le psy de garde. Ceci afin de tranquilliser mon épouse sur mon état de santé mentale. Non sans au préalable être passé voir mon voisin afin de l’avertir de ce qui arrivait. Son attitude empreinte d’impuissance ne favorisa pas mon optimisme.

Durant le trajet dans le véhicule luxueux de mon ami, ce dernier m’informe que mon hospitalisation semble être inévitable et que d’après lui rien n’indique que je serai en mesure de partager le repas du soir en famille, comme je l’ai dit à mon épouse en quittant la maison. Mon ami parie même un bouteille de champagne que je ne dormirais pas chez moi le soir!

Drôle de pari pour un médecin-psychiatre dont le rôle semble avant tout de rassurer ses patients…

Après une attente interminable, me voilà en face du psy de garde qui doit déterminer si mon cas exige ou pas une hospitalisation contre mon gré. En présence de mon ami, il est convenu qu’il y ait trois « phases » d’analyse: la première qui est déjà en cours et sert de « prise de contact », une seconde entre le psy de garde et mon ami hors ma présence (?) et enfin une dernière où nous serions les trois pour établir le « résultat des courses ».

Phase 1: rien ne semble indiquer qu’une hospitalisation forcée soit opportune.

Phase 2: rien ne me permet de dire que mon ami a donné son meilleur pour manipuler le psy de garde car je n’étais pas présent. Mais je lui fais confiance…

Phase 3: le psy de garde affirme avec autorité à l’endroit de mon ami qu’il sera le seul à prononcer un diagnostic. Il insiste sur ce point à de multiples reprises en regardant mon ami droit dans les yeux. Il y a dû se passer quelque chose de pas net au cours de la phase 2…

Conclusion: mon cas ne requiert pas d’hospitalisation contre mon gré, je dois me rendre régulièrement dans une permanence pour un suivi psy et prendre des médicaments (que je ne prendrai pas…).

Durant le trajet retour, j’entends encore ricaner jaune mon ami lorsque je lui rappelle me devoir une bouteille de champagne. Mais il n’avait pas dit son dernier mot…

Celui ci appartiendra au juge assesseur psychiatre au Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant de Genève, une casquette de mon ami psychiatre que je ne lui connaissais pas à l’époque des faits (il y a onze mois maintenant) dont il a hérité le jeudi 29 novembre 2012 lors de sa prestation de serment devant le Grand Conseil de Genève.

Les dimanche, lundi et mardi qui suivent se passent bien. Le mardi soir je suis un peu « perché » et sans contrôle puisque je n’ai toujours pas la connaissance de ce qui m’arrive, à savoir que je suis en pleine phase d’éveil.

Je me rappelle avoir tenu des discours abracadabrantesques à mon épouse puis avoir passé une bonne partie de la nuit chez un autre voisin travaillant dans la sécurité car j’avais la conviction qu’avec ce que je savais déjà, « on » voudrait à coup sûr me faire taire. Il a eu la gentillesse de m’écouter et tout faire pour m’apaiser: bien que tout ce que je lui racontais était strictement conforme à la réalité, je peux comprendre qu’une certaine dissonance cognitive ait pu s’installer entre lui et moi….

Arrive alors le mercredi. Jour des cours collectifs aux enfants auxquels le fils de mon ami psychiatre participe. Je ne m’étonne donc pas de le voir pénétrer sur mon lieu de travail puisqu’à ce moment-là je donne justement cours au groupe dont son fils fait partie.

Par contre quand il interrompt le cours pour me signifier que « cela ne va vraiment plus » et qu’il m’emmène à l’hôpital je me dis que décidément quelque chose ne tourne pas rond. J’utilise alors les enfants pour le prier de quitter les lieux, ce qu’il fait. En sortant je le vois empoigner son portable. Un sombre pressentiment se révèle clairement. J’indique aux enfants qu’à mon grand regret je dois interrompre le cours et demande à mon collègue de gérer la suite car quelque chose se trame, j’en ai la conviction.

En sortant de mon lieu de travail j’aperçois mon ami en compagnie de deux gendarmes ainsi qu’une ambulance. Lorsqu’il me voit partir il me désigne du doigt et une course-poursuite s’engage entre les gendarmes et moi !

Je trouve une cachette et de là appelle mon ami de la sécurité vu le soir d’avant. Son fils est également l’un de mes élève et, par hasard, c’est mon ami qui l’emmène lui-même à son cours ce jour-là alors que c’est d’habitude toujours son épouse qui fait le taxi.

Il me rejoint dans ma cachette et je lui explique alors qu’on veut m’interner de force « afin de m’empêcher de réunir une équipe de médecins pour leur dévoiler le rôle de la glande pinéale ». Au cours de la discussion il tente de comprendre la situation, ce qu’il n’a manifestement pas réussi à faire, puis s’en va « négocier » avec les autorités m’attendant dehors.

Dès son retour en compagnie d’une ambulancière, il m’explique que tout va bien puisqu’on a accepté de m’emmener à l’hôpital « afin que je puisse rencontrer et parler avec des médecins ». Mon esprit est soulagé. Je vais pouvoir m’entretenir avec qui de droit du rôle tout-à-fait majeur qu’éxerce la glande pinéale. Enfin quelqu’un me prend au sérieux…

C’est donc tout guilleret et détendu que je monte dans l’ambulance et me laisse sans réticence aucune conduire à l’hôpital. En y arrivant on prend mes coordonnées à la réception puis, entouré de personnels hospitaliers bodybuildés, on me fait prendre un ascenseur « pour me conduire dans une salle de conférence. »

A l’étage voulu, nous suivons un couloir puis tout le monde s’arrête. Je dois vider mes poches et remettre l’ensemble de mes effets personnels avant d’être prié d’entrer dans une « salle d’attente » située juste à côté. Mon esprit s’obscurcit à nouveau…quelque chose ne tourne pas rond.

Je rentre dans la « salle d’attente ». Une lourde porte se referme derrière moi. J’entends le bruit de la clé qui la vérouille. La pièce contient un matelas au sol et les murs sont capitonnés… Fait comme un rat. Piègé comme un bleu. Je m’en veux de m’être laissé leurrer aussi facilement par cette manipulation. Comme si un psy franc-maçon allait permettre au premier éveillé venu de convoquer une assemblée de médecins pour leur expliquer à quel point Big Pharma les corromp et à quel point la médecine « moderne » fait fausse route, notamment en matière « psychiatrique ».

Quelle magnifique leçon de vie néanmoins. Merci à toutes ces personnes de m’avoir permis de soigner mon ignorance et mon irresponsable naïveté!

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La porte s’ouvre. Quatre géants aux muscles saillants s’approchent de moi en compagnie d’une infirmière toute seringue dégainée. On me prie de façon autoritaire de me mettre en slip et de revêtir une chemise de nuit (que j’ai gardé en « souvenir…). J’étais parfaitement calme mais on m’attrappe de tous les côtés afin que je reçoive ma dose.

Extinction.

Je me réveille à l’hôpital psychiatrique à une quinzaine de kilomètres du lieu de mes derniers souvenirs. Je sais simplement que mon assurance a remboursé Chf 800.- de frais d’ambulance…Pour une fois qu’elle sert à quelque chose.

J’ai de très vagues souvenirs de ce réveil. Le fait d’utiliser les 3 mètres de large du couloir pour tenter d’avancer m’a marqué. J’ai dû recevoir une sacrée dose…

Le mode « victime d’un système corrompu jusqu’à l’os » s’est immédiatement imposé vis-à-vis du personnel « soignant » dès lors que j’aie retrouvé quelque peu mon esprit. Cela m’a coûté dix jours sans voir ni communiquer avec mon épouse et mes enfants, la confiscation du pc portable et du téléphone ainsi que toute sortie hors du bâtiment. J’étais autorisé à marcher dans les deux couloirs du pavillon bucoliquement nommé « glycine »…

Puis, sur les conseils avisés d’un co-« détenu », j’ai compris qu’il était inutile de chercher à prouver quoi que ce soit ni de tenter d’expliquer ma bonne foi. J’ai donc rejoint le monde de mes « thérapeutes » en leur disant ce qu’ils avaient besoin d’entendre pour signer mon bon de sortie.

Ce qui a pris quand même neuf jours supplémentaires au cours desquels j’ai pu sortir dans le parc, voir ma famille, retrouver mes moyens de commnication… Ma vie avait changé: désormais c’est moi le marionnettiste !

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Pr J.-M. Aubry

Détail croustillant, on me demande si j’accepte d’être interrogé par des étudiants car « mon cas est intéressant ». Pourquoi pas, ça fera une distraction… L’exercice aura finalement lieu deux fois: la première sous la houlette du chef de clinique Mircéa Bancila avec une vingtaine d’étudiants et la seconde, enregistrée en vidéo avec mon accord, sous celle du « grand ponte » de la psychiatrie genevoise et suisse le professeur Jean-Michel Aubry.

Si seulement tout ce beau monde pouvait prendre conscience de son ignorance crasse.  Au minimum sur les sujets qui permettraient à énormément de personnes de reprendre goût à la vie. C’est leur job quand même!  Il n’y a pas pire aveugle que celui qui croit savoir…

Etant redevenu aux yeux de la société et de ses « juges » un bon petit mouton docile et après m’avoir indiqué qu’on avait « mais vu une guérison si rapide » (sic…sans blague…) les services de l’hôpital psychiatrique de Belle-Idée consentent après une plaisanterie ayant duré 19 jours à me rendre ma liberté. Il m’a fallu néanmoins plusieurs mois ensuite pour évacuer toute la chimie qu’on m’a inoculé et véritablement reprendre le contôle de mon esprit.

D’autant plus qu’une petite surprise m’attendait à ma sortie. Lorsque je suis retourné sur mon lieu de travail quelques jours à peine après ma sortie afin de reprendre les cours, une réunion surprise du comité s’était organisée à mon insu. Il m’a prié de cesser toutes affaires courantes, rendre ma clé et signifié qu’en raison de « ce qui s’est passé » il ne pouvait plus continuer la collaboration. Dont acte. J’ai donc quitté les lieux en signifiant à cette brochette d’inconscients à quel point ils sont minables. Je leur ai bien sûr pardonné depuis, surtout après le jugement en ma faveur du tribunal des prud’hommes…

Ce pardon était d’autant plus facile que mon ex-employeur est une structure associative dépendant de la commune dans laquelle elle est active.

Or il se trouve que par un hasard incroyable, à la tête de cette commune siège mon ami maire.

Ainsi taquine-t-on les chercheurs de vérité au pays du drapeau carré…

Mais lie franc-maçonne, dont il faut rappeler que la majorité des « frères » idiots utiles du système n’ont pas la moindre idée de la fange satanique dans laquelle ils se sont fourrés, dépasse néanmoins très largement les frontières suisses.

Fin de l’éveil. Début de la résistance dissidente et informative.


Pierre –  Ûhxnûé

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